Les œuvres du Prix Juvenars 2018

Né de la volonté de mettre en avant le travail d’une nouvelle génération de talents, le Prix Juvenars-IESA a été créé en 2016 à l’initiative des étudiants de l’IESA arts&culture. Le Prix Juvenars IESA s’est illustré comme le nouveau tremplin pour les jeunes artistes de moins de 30 ans, non représentés par des galeries, l’opportunité de lancer sa carrière.

Après avoir fait un appel à candidatures auprès de plusieurs écoles en France, 8 participants ont été sélectionnées sur plus 70 candidatures. Voici un aperçu des œuvres présentées pour le concours du Prix Juvenars 2018.

ROXANE KISIEL

Le volume d’un corps, son aplatissement, sa capacité à s’offrir au vide et ainsi à évoquer sa disparition totale dans la mort : autant de questions qui sous-tendent la réalisation de la grande broderie. A travers des matériaux tels que le papier, le tissu et le fil, qui évoquent la vie d’un corps d’abord animé, puis devenu inerte, par leurs formes multiples et leurs propriétés spécifiques.

L’utilisation de ces matériaux, qui oscille entre résistance et caducité, exprime la fragilité et la précarité de se savoir vivant (et par là-même sujet à l’anéantissement) à travers l’aléatoire et la violence qu’ils subissent lors de leur manipulation.

Roxane Kisie- La grande broderieRoxane Kisie- La grande broderie

 

SYLVAIN KONYALI

La gravure sur bois a souvent un rendu très brut. Le trait est noir ou blanc.
Cette œuvre “Portrait en bois” de 175 sur 220 cm, a été incisé à l’aide de gouges. Elle a été aussi gratté avec des papiers de verre et des brosses métalliques afin de créer diverses nuances de gris. L’impression des neuf matrices en bois qui composent le portrait est faite manuellement grâce à la pression émise par la main sur de simples outils comme par exemple le dos d’une cuillère.
Le résultat de l’impression manuelle impose des nuances aléatoires de noir sur chacune des plaques, c’est ce qui compose le portrait une fois tous les bois imprimés sur un même support.

 

SYLVAIN KONYALI- Portrait en bois

 

RAPHAËL BARROIS

La couverture de survie fait partie des objets qui sont pour l’artiste, dans “le champ du partage du sensible”. Cette couverture de survie est avant tout un espace que l’on va occuper sur un temps donnée de l’urgence. Les plis, les courbes qui font de cette oeuvre “La couverture de survie”de 200*140cm, en verre sont générés par des contraintes que Raphael Barrois fait subir au matériau. De même, l’utilisation des feuilles d’or, est une manière de marque que survivre vaut de l’or. Il a souhaité cristalliser cet objet qui a été déjà occupé et qui sera amené à disparaitre. Il est en relation direct avec le tapis qui l’empêche de riper, les deux objets sont en équilibre.

 

RAPHAËL BARROIS - La couverture de survie

 

EMILE ORANGE

L’œuvre “l’œil Orange” de 70 *100 cm, est réalisé avec une peinture acrylique et aérosol.

EMILE ORANGE- L'oeil orange

 

ELENA MOATY

Il s’agit d’acryliques sur Dibond (panneau d’aluminium) 50X70 2017 SANS TITRE.

ELENA MOATY

 

COMBEUIL LADISLAS

L’œuvre “Brise Lame” est en acier rouillé et fait 50*50*50 cm.

COMBEUIL LADISLAS-Brise Lame

 

CLEMOT MARINE

Ces détournements photographiques de 60*60cm ” Fume tue” et ” hellectrocardiograme” sont inspirés du pop art afin de permettre à l’individu de prendre part à propos de notre société de surconsommation. L’artiste a ainsi souhaité détourner des objets de la vie quotidienne afin d’exposer une nouvelle vision de la publicité pour se moquer d’un nouveau mode de consommation. Ces images comiques permettent au message d’origine d’être critiqué afin de permettre au consommateur de voir la réelle utilité de celui-ci. Des visuels qui permettent d’avoir un regard et une réflexion individuelle sur notre société.

CLEMOT MARINE-Fume tue

 

CLEMOT MARINE-hellectrocardiograme

 

SWANN RONNÉ

“Ma pratique consiste à mêler des éléments hétéroclites. Formes colorées, lignes et figures indécises, autant de traces qui donnent prétexte à composer une peinture sans sujet. Avant tout soucieux de résoudre des questions formelles : organisation de la surface, apparition et disparition de la forme, je prélève au cœur de l’insipide, matière à agir en toute forme accidentelle.
J’avance en procédant par élimination afin de ne garder que l’essentiel : portrait du vide, de ce qui n’existe pas, du sentiment qu’il en reste. Univers chaotique, dont peu à peu toute figure se désintègre, où émergent et sombrent d’innombrables signes plastiques.

J’aime mélanger les genres, circuler entre les formes et les pratiques, faire communiquer les mondes, extraire de l’insignifiant, un signe. Dessins et peintures doivent se muer en volume et prendre vie. En supprimant cadres et supports, j’explore les relations entre les différentes dimensions.
J’utilise mon vocabulaire de gestes et de formes pour mettre en tension ces paramètres formels ancien : la relation de la forme au fond, la spontanéité opposée à la précision, le all-over à la question de la composition.
A travers mes tableaux, je ne cesse d’expérimenter et de questionner ce que constitue la peinture en soi.

Grâce aux hasards suggérés par les réseaux et la palette, je souhaite activer le regardeur en sollicitant son imaginaire. Certains de mes titres laissent champs à l’interprétation, d’autres proposent une manière de voir. Ils permettent d’orienter dans un sens et ainsi donner une idée de que j’ai en tête.
Essayant d’être toujours en équilibre, sur le fil entre abstraction et figuration, j’interroge les perceptions du réel, scrute l’imaginaire, questionne le beau et puise à la source de l’invisible.”

SWANN RONNÉ

Retrouvez le déroulement de la journée du Prix Juvenars qui aura lieu le 30 juin 2018.

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